(ou inscripteur à air)
Le tambour à levier ou tambour de Marey est issu de la volonté de Marey de représenter les données à l’aide de graphiques (la méthode graphique) qui n’est possible que à l’aide d’appareils enregistreurs (Marey, 1868). Il s’agit de représenter sur l’abscisse les variations de l’un et sur l’ordonnée les variation de l’autre.
L’introduction de cette méthode sur la parole est liée à plusieurs physicien Young, Lissajous et encore Koening.
Young en 1807 sera le premier à présenter des graphiques liés à la vibration de diapasons en promenant une pointe métallique sur un surface enfumée afin de reproduire les mouvements oscillatoires.
En acoustique, la combinaison de figures simples qui sont les représentations graphiques des sons sont obtenues par le Phonautographe (Scott de Martinville 1857).
Le phonautographe est composé d’une membrane mince tendue au fond d’une cloche profonde qui recueille les vibrations sonones. La membrane qui vibre sous l’influence de plusieurs à la fois prend des vibrations de différents rythmes et les transmet à un stylet qui frotte sur la surface enfumée d’un cylindre tournant (Marey, 1868 : 125).
Les premiers tracés visibles obtenus à l’aide d’un tambour à levier.
Le tambour à levier est lié à l’apparition des appareils inscripteurs.
Les tambours à levier sont formé chacun d’une caisse métallique fermée en haut par une membrane de caoutchouc mince (F) et très peu tendue. Ils portent un tube métallique sui s’ouvre à leur intérieur et s’adapte à un tuyau de caoutchouc. L’air qui passe dans le tube (C) soulève la membrane. Sur la membrane on colle un disque d’aluminium relié avec un levier (E) qui s’articule par une de ses extrémités à un point fixe placé dans le voisinage de l’axe. Cette articulation permet au levier d’exécuter des mouvements verticaux. Le levier est muni d’un plume qui trace sur le papier enfumé, les mouvements induits par la membrane (Marey, 1878).

Nous avons des tambours à levier de plusieurs tailles. Rousselot (1897) expliquer l’importance des tambour de tailles différentes, les tambours à petite cuvette ayant un meilleur rendu quand la masse d’air ébranlée est minime.
1. Modèle simple à large cuvette
Ce modèle est présent p.26 du catalogue de Boulitte 1928 a la particularité d’avoir une branche en métal sur le côté qui permettait d’orienter le levier.

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